CPN 26 février 2013 : Blocage sur le fond et sur la forme !

Publié le par UNSA CCI Paris Ile de France

La première CPN de l'ère « régionale » s'est soldée sur un résultat « nul ».

Cette instance a fait la preuve de son incapacité à apporter des solutions sur tous les sujets restés en suspens.

 

 1 – Un problème de méthode

 

S'il est évident que les positions des Présidents et des organisations syndicales sont

souvent diamétralement opposées, c'est surtout dans la méthode que le bât blesse.

En effet, la plupart des sujets mis à l'ordre du jour sont traités en séance ou, s'ils ont

été préalablement abordés en groupe de travail (comme la mobilité), ils sont loin d'être aboutis de sorte qu'il est impossible de prendre une décision sur quelque sujet que ce soit. Sont ainsi restés sans solution les points suivants : mobilité, cadres au forfait jour, utilisation abusive des points de résultat, désignation des délégués syndicaux, âge de la mise à la retraite.

 

2 – Une résistance passive des Présidents

 

Cette résistance était flagrante lorsque les organisations syndicales ont demandé à ce que l'article 22 concernant l'allocation d'ancienneté soit appliqué tel qu'il a été voté

lors de la CPN précédente et non interprété comme certaines CCIR le souhaitent.

Un rappel du statut était suffisant mais nous n'avons pas réussi à le faire accepter par les présidents, le Président Marcon avouant même que c'est une mesure qui représente un coût de 400.000€ pour certaines CCIR. C'est la tutelle qui a dû rappeler à la délégation patronale que l'on ne pouvait pas revenir sur ce qui avait été voté en CPN !

 

Idem pour la négociation sur la valeur du taux directeur :

 

L'analyse juridique de la tutelle ayant confirmé qu'il fallait qu'un taux directeur soit défini pour que les régions puissent négocier l'enveloppe des augmentations au choix, les présidents sont restés campés sur leur proposition de 0,1%.

 

Après deux interruptions de séance et avoir rejeté notre proposition à 0,5%, les présidents ont consenti à faire une proposition de 0,2%. Pour que les promotions accordées en région ne soient pas remises en question, les organisations syndicales se sont abstenues lors du vote de ce taux. Ce résultat ne peut nous satisfaire.

 

Tout au plus, avons-nous eu l'assurance du Président Marcon que la valeur du point d'indice serait discuté à la prochaine CPN.

 

A noter que le SMIC ayant augmenté, l'indice de qualification le plus bas se trouve

réévalué mécaniquement à 307 points.

 

3 – L'UNSA-CCI pour une réforme de la CPN.

Force est de constater que la CPN n'a pas les moyens de remplir correctement sa

mission. Le nombre et la lourdeur des dossiers à traiter, la fréquence des convocations, le manque de moyens notamment humains contribuent à la paralysie constatée.

 

L'UNSA-CCI demande à ce qu'un groupe de travail soit ouvert afin de réformer cette instance indispensable pour la bonne marche du réseau

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